samedi 21 février 2009

Pourquoi manger bio ?

Le très bon film de Jean-Paul Jaud « Nos enfants nous accuseront » (1) m’a fait prendre conscience que nous sommes beaucoup à penser qu’il est nécessaire d’encourager l’agriculture bio, respectueuse de la santé et de l’environnement, mais que finalement nous sommes très peu à agir en conformité avec cette conviction. Au travers d’un cas concret (une municipalité qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio) ce film démontre que nous pouvons tous agir à notre niveau. Pour agir faut-il encore être intimement convaincu de l’intérêt de franchir le pas.

 

Je vais passer rapidement sur les 2 principaux arguments en faveur du bio (santé et environnement) car je crois qu’ils sont reconnus et acceptés par la grande majorité.

  • la supériorité sanitaire des aliments issus de la filière biologique n’est plus à démontrer : présence de composés chimiques infime ou inexistante (nitrates, pesticides…), valeur nutritionnelle supérieure (haute teneur en matière sèche, en vitamines, minéraux et oligo-éléments). On pourrait ajouter à cette liste la qualité énergétique (au sens subtile du terme) de l’aliment (mesurée, par exemple, par un procédé appelé « cristallisation sensible »)
  • Manger bio c’est aussi soutenir une agriculture qui respecte notre environnement et préserve la biodiversité (je pense en particulier aux vers de terre (2), aux insectes dont l’abeille (3)…). Cette culture ne tue pas le sol comme le fait l’agriculture intensive. D’autre part, elle maintien le tissu rural en favorisant les exploitations de petite taille. L’élevage bio respecte également la condition animale (mode de production, alimentation saine…).

Le bio s’inscrit donc dans une vision à long terme qui ne pille pas les ressources mais respecte la vie : celle de l’humain, de l’animal autant que celle de la terre qui les nourrie.


Pourquoi ces arguments de poids en faveur du bio ne suffisent pas toujours à nous convaincre de changer nos habitudes alimentaires ? Quels sont donc les freins qui nous empêchent d’agir, les arguments des « bio sceptiques » ?

- "Le bio c’est trop cher" : l’argument du prix est celui qui revient le plus souvent. Il est vrai que dans l’absolu les produits bio sont souvent plus cher. Cette différence s’explique essentiellement par un mode de production qui nécessite plus de main d’œuvre (par exemple le désherbage se fera à la main et non avec des herbicides chimiques).

Selon une étude allemande, les produits bio seraient en moyenne 30% plus cher. Et pourtant cette même étude a montré que les familles qui consomment bio ont un budget alimentaire moins élevé de 8% ! Explications :

- A poids égal, les aliments bio sont plus nourrissants : leur teneur en matière sèche est plus élevée (20 à 25%) et ils sont plus riches en nutriments.

- Le consommateur bio fait aussi des économies en achetant différemment : il privilégie les produits bruts à cuisiner aux produits finis (plats cuisinés, biscuits, confiseries, sodas…). Il mange plus de légumineuses, de fruits et de légumes et moins de protéines d’origine animales (à commencer par la viande). Résultat, en plus d’avoir une alimentation plus équilibré et saine (dixit les nutritionnistes), son budget alimentation reste raisonnable. En bref, il s’agit de consommer moins mais consommer mieux !

Et si on voulais vraiment comparer les coûts, il faudrait sans doute parler des coûts indirects de l’agriculture conventionnelle : en premier lieu le coût sur notre santé et celle de la terre. Quel est le prix de notre santé et de celle de la terre ?

N’oublions pas non plus que contrairement à l’agriculture biologique, l’agriculture conventionnelle est largement soutenue à grands renforts de subventions (merci aux contribuablex que nous sommes).

- "Le bio c’est une mode, un truc de bobo" (bourgeois-bohème) : ceux qui consomment bio parce que c’est à la mode n’ont rien compris : tant pis pour eux mais tant mieux pour leur santé et l’environnement. Cela ne devrait pas décourager les libres penseurs. Ce serait ridicule de tourner le dos au bio sous prétexte de ne pas vouloir être conformiste, de refuser une mode… si c’est le cas, le libre penseur qui agit ainsi est un bien piètre penseur…

- "Le Label bio c’est pas si sûr, on peut se faire arnaquer" (sous entendu, on paye cher et en plus on est pas sûr à 100% que c’est vraiment bio).

Un agriculteur bio doit respecter des normes très strictes et est contrôlé au moins une fois par an. La DGCCRF affirme que les processus de contrôles sont actuellement fiables. Il est vrai qu’on ne peut jamais totalement être à l’abri d’une escroquerie (il y a déjà eu des affaires de « faux » bio). Mais alors sous prétexte de risquer de se faire avoir une fois sur 100, certains tournent le dos à ce mode de production… Ce raisonnement me semble peu lucide. Au moins lorsque ces mêmes personnes choisissent de manger des produits issus de l’agriculture intensive, pas de surprise ils sont sûr de s’intoxiquer à petit feu, c’est du 100% garantie mauvaise qualité sanitaire !

Arrêtons de se trouver de fausses excuses, ayons le courage d’agir selon nos convictions et de changer nos petites habitudes. La société actuelle nous créé des besoins superficiels et on en oublie ceux vraiment essentiels. S’offrir une alimentation saine n’est pas un luxe mais une nécessité. Alors réveillons nous et agissons !


(1) Site du film : http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/

(2) L’activité du ver de terre a un impact majeur sur la structure et la fertilité du sol

(3) « Si l'abeille venait à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre ». Cette citation attribuée à Albert Einstein illustre l'interdépendance des espèces. L'ensemble des pollinisateurs (essentiellement les insectes mais aussi certains mammifères et oiseaux) assure la reproduction de 80% des espèces végétales, parmi lesquelles se trouvent près de 35% des ressources alimentaires mondiales (Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Abeille)

samedi 14 juin 2008

Monsanto : la firme qui fait sa loi

Monsanto, firme multinationale, présente dans près d’une cinquantaine de pays, a été créée en 1901 aux Etats-Unis. D’abord spécialisée dans la chimie, l’entreprise est devenue leader mondial en biotechnologie en commercialisant des semences transgéniques (les fameux OGM, organismes génétiquement modifiés) et toute la panoplie qui va avec : herbicides (dont le trop célèbre RoundUp), insecticides et fongicides… Bref la gamme des « pesticides » soit presque tous les mots qui finissent par le suffixe « -cide », du verbe latin « caedo, cadere » qui signifie « tuer », voilà au moins le ton est donné…
A non, autant pour moi, selon la terminologie officielle : elle fabrique des « produits phytosanitaires » ou « produits de protection des plantes » afin de promouvoir « une agriculture de qualité, compétitive et durable ».

C’est étrange comme cette dernière phrase sonne faux après avoir visionné le reportage intitulé « Le monde selon Monsanto » passé sur Arte le 11 mars 2008. Ce documentaire passionnant (et terriblement inquiétant) est le résultat d’une enquête très minutieuse de 3 ans de la réalisatrice Marie-Monique Robin.

Dans ce premier article (il y a tellement de choses hallucinantes à dire qu’il y en aura sûrement d’autres à venir), je vais m’attacher à montrer les méthodes plus que douteuses employées par la firme pour arriver à ses fins :
Mensonge, falsification, pression, diffamation, collusion, influence et corruption… (et encore vu l’inventivité de Monsanto dans le domaine de la manipulation, je pense que j’en oublie).

Quelques mots sur la propagande publicitaire qui donne une image d’une société respectueuse de l’environnement : Concernant l’herbicide RoundUp très utilisé par les amateurs de jardinage et les paysans, la firme a été condamnée par deux fois pour publicité mensongère : une fois à New York en 1996 et dernièrement en France en janvier 2007. Les juges ont estimé que les mentions « biodégradable » « laisse le sol propre » et « respecte l’environnement » étaient des messages publicitaires trompeurs. Le fameux « premier désherbant biodégradable » est en effet constitué à base d’un herbicide dit non sélectif appelé Glyphosate (il tue toutes les plantes sans distinction). Nous reviendrons plus en détail dans un prochain article sur les écarts entre le discours publicitaire et la réalité du terrain.

En 2001, des habitants d’Anniston dans l’État de l’Alabama ont porté plainte et gagné le procès contre Monsanto : l’eau de la ville a été empoisonnée par des PCBs provenant de l’usine proche provoquant ainsi de nombreux morts et malades (cancer, diabète, hépatite…). Ce qui est particulièrement scandaleux dans cette affaire c’est que des documents confidentiels dévoilés lors du procès ont prouvé que Monsanto connaissait la vérité depuis les années 60 mais qu’ils l’ont cachée pour « ne pas perdre un seul dollar » (une lettre datée de février 1970, envoyée au responsable de vente le dit texto : « We can’ afford to lose one dollar of business »)…
Monsanto a également falsifié des études pour prouver que la dioxine présente dans l’herbicide 2,4,5-T plus connu sous le nom d’agent orange (rappelez-vous la guerre du Vietnam) n’avait pas d’effet cancérigène sur l’homme. En fait des individus ayant été exposés ont tout simplement été inscrits dans le groupes des non exposés afin de prouver qu’il y avait autant de cancers dans la population exposée que dans celle servant de référence !

Et lorsqu’il faut protéger ses intérêts, on peut compter sur la compagnie pour démolir la réputation des scientifiques soucieux de faire connaître des vérités qui dérangent… Ce fut par exemple le cas du professeur Ignacio Chapela suite à la publication d’un article affirmant à juste titre que le maïs mexicain était contaminé par des OGM (malgré l’interdiction des cultures transgéniques dans ce pays). Il a été victime d’une campagne de diffamation sur le net l’accusant d’être un activiste anti-OGM avant d’être un scientifique. Les accusateurs étaient en fait de faux scientifiques ayant des liens directs avec Monsanto…
Autre affaire en Ecosse, le Docteur Arpad Puztai a dirigé une étude sur des pommes de terre transgéniques à la demande du Ministère de l’agriculture. Cette étude qui a regroupée 30 chercheurs pendant 2 ans pour un budget de plus de 2 millions d’euros était censée préparer l’arrivé des OGM en Grande Bretagne. Mais l’étude n’a pas été dans le sens escompté par le gouvernement. Le docteur a exprimé ses inquiétudes sur les OGM lors d’un interview à la BBC donné avec l’accord de sa direction : « je considère qu’il n’est pas juste de prendre les citoyens britanniques comme cobayes ». Le lendemain de la diffusion il est licencié et toute son équipe de recherche dissoute. Un des scientifiques remercié avance : « Le bureau de Tony Blear avait subi des pressions pour arrêter ce travail parce que les américains trouvaient que cela portait préjudice à leur industrie de la biotechnologie »

Allez, vous n’êtes pas encore tout à fait dégoûté, alors un petit mot sur les relations étroites entre l’administration américaine et la firme :
Entre les hauts responsables de la FDA (Food and Drug Administration), l’agence chargée de la sécurité des denrées alimentaires et des médicaments et Monsanto, c’est une vraie histoire d’amour. Il faut dire qu’avec le système dit des « portes tournantes » des anciens responsables de Monsanto se retrouve dans l’agence et inversement. Dans le reportage une mauvaise langue bien informée affirme ainsi : « la raison pour laquelle la FDA a autorisé la mise sur le marché de la RBGH c’est que beaucoup d’anciens salariés de Monsanto occupaient des postes clés à la FDA. Ils ont rejoint l’agence pour faire homologuer le produit ». La RBGH, c’est l’hormone de croissance bovine que Monsanto vend sous le nom de Posilac (interdite en Europe et au Canada).
Lors de l’étude pour l’autorisation de mise sur le marché, le vétérinaire chargé du dossier a déclaré que des officiels de l’agence ont supprimé et manipulé des données et a demandé des études complémentaires. Heureusement l’employé trop zélé a été mis au placard puis licencié et tout est rentré dans l’ordre !
Au canada, l’agence Santé Canada qui d’habitude calque ses décisions sur la FDA s’est opposée à la mise sur le marché du Posilac. Trois scientifiques de l’agence canadienne ont en effet témoigné en faveur de l’interdiction. Je ne sais pas quel extrait je préfère celui-ci : « je me demande quelle vérité je vais dire : celle que je connais ou celle que le ministère me dit de dire »
ou bien celui illustrant la tentative de corruption : « La compagnie nous avait offert 1 à 2 millions de dollars »

Corruption, lobbying, politique d’influence…et concrètement sur le terrain, dans les champs des agriculteurs ?
On ne peut pas parler des méthodes de Monsanto sans évoquer la question des brevets sur les OGM. Avec ce système, la loi américaine protège les semences génétiquement modifiées : chaque agriculteur qui achète des OGM doit signer un contrat d’utilisation de la technologie qui lui interdit de garder des graines pour les replanter l’année suivante. Il y aurait plus d’une centaine de procès de paysans poursuivis par Monsanto pour non respect du brevet sur les semences et de nombreuses faillites. La compagnie a même créée ce qu’on appelle aux Etats-Unis la « Police des gènes » (avec un numéro gratuit pour dénoncer son voisin !). Cette police privée « sème la terreur dans les campagnes américaines où l’on dénonce les méthodes totalitaires d’un monde dominé par les OGM ».

Et dans d’autres pays, lorsque Monsanto n’arrive pas à obtenir légalement l’autorisation des cultures OGM et bien disons que la firme a plus d’un tour dans son sac : Au Paraguay, interrogé, le vice ministre de l’agriculture précise : « Nous avons dû autoriser l’utilisation des OGM car ils étaient entré de manière, disons irrégulière dans notre pays ». Et lorsque la reporter demande comment la contamination a pu arriver, il répond : « nous parlons de sacs blanc : des sacs de semences qui ne présentent aucune inscription officielle ».
En fait, le gouvernement paraguayen a été mis devant le fait accompli. Il a dû se résoudre a légalisé les cultures clandestines pour sauver ses exportations de soja en particulier vers l’Europe où l’étiquetage des produits OGM est obligatoire.

Voilà un aperçu du « Monde selon Monsanto ». Un modèle de réussite pour les capitalistes lobotomisés et tous les petits actionnaires qui investissent dans l’or vert et doivent se frotter les mains à l’annonce des bénéfices record de la firme (plus d’un milliard de dollars pour le dernier exercice).
En tout cas, vous ne pourrez plus dire « je ne savais pas ». Et si comme moi cela vous révolte, alors n’hésitez pas à en parler autour de vous !

Source principale :

L’excellent documentaire « Le monde selon Monsanto » (De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien) de Marie-Monique Robin (diffusé sur Arte le 11 mars 2008) disponible en DVD notamment sur
Arte boutique.

Pour en savoir plus :

- Le livre « Le monde selon Monsanto » de Marie-Monique Robin avec une préface de Nicolas Hulot - Disponible sur
Arte boutique.
- Le site Internet «
Combat Monsanto » (pour que le monde de Monsanto ne devienne jamais le nôtre) présente de nombreux documents et compléments d’informations.

vendredi 9 mai 2008

Des assurances qui n’assurent pas du tout

Le jeudi 8 mai 2008, lors de l’émission sur France 5 « C dans l’air » sur le sujet « Portables : les mauvaises ondes », j’ai été stupéfait par une information que j’avais pourtant déjà entendu mais que j’avais peine à croire (ah, naïveté quand tu nous tiens !) :
Selon Etienne Cendrier de l’association « Robin des toits » :
« Depuis 2000 c’est un mouvement de fond, les compagnies de réassurances comme la Lloyds la Swiss de Ré, comme Allianz maintenant, n’assurent plus en responsabilité civile les compagnies de téléphonie mobiles pour tous les risques sanitaires liés aux émissions de champs électromagnétiques. Pour eux c’est trop risqué, ils n’assurent plus. »
Et quand à la fin de l’émission l’animateur pose la question suivante : « Assistera-t-on un jour à des grands procès mettant en cause les opérateurs de téléphonie mobile ? », il répond :
« Je pense que oui. Les premiers qui se sont posé la question et qui ont répondu par l’affirmative, c’est les assureurs. C’est précisément pour ces raisons là qu’ils n’assurent plus. Ils estiment que les coûts seront tels que ça pourrait leur casser les reins à eux, grosses compagnies. Les compagnies de réassurance c’est les compagnies qui assurent les compagnies d’assurance » (ce sont « les assureurs des assureurs » précise l’animateur). Les assureurs, spécialistes par excellence de la mesure des risques, qui se désengagent en refusant de garantir les éventuelles conséquences sanitaires liées aux CEM (champs électromagnétiques)… ça laisse à réfléchir, non ? Apparemment les compagnies d’assurances, contrairement à nos politiciens, semblent prendre très au sérieux les nombreuses études alarmistes faites sur le sujet.

Vous vous dites peut être que ces propos tout à fait inquiétants sont sans doute ceux d’un extrémiste isolé. Et bien non, désolé mais ils sont, par exemple, confirmés par un article du journal Le Figaro économie du mercredi 19 février 2003 intitulé « Les assureurs se désengagent » qui précise :
« Dans la foulée, les assureurs, qui ont besoin d’eux [les réassureurs] pour assurer leurs propres contrats, les ont largement suivis. Au nom du principe de précaution, Axa a ainsi décidé de ne pas inclure ce risque dans ces polices d’assurances grands risques. » Oui, oui vous avez bien lu : « au nom du principe de précaution ». Vous savez celui là même qui est oublié dans ce domaine lorsque l’on se place du côté de la santé publique !

Le désengagement des assurances a également été abordé le 21/03/2003 dans un reportage du journal télévisé de 20h sur France2 :



D’autre part, lors d’un débat public sur la téléphonie mobile organisé par une association de Chevreuse (en mars 2007), Mme Corinne LEPAGE, ancienne ministre de l’environnement, a rappelé que « ceux qui exigeaient entre 1906 et 1930 qu'un véritable débat contradictoire scientifique ait lieu sur l'amiante, se sont heurtés à la Science Officielle et aux politiques- alors que dès 1919 certaines compagnies d'assurance aux Etats Unis et en Grande Bretagne ne couvraient plus le risque des entreprises fabriquant de l'amiante. En France il aura fallu attendre les années 90 pour l’interdiction de cette fibre. »
C’est beau de savoir que nos politiques tirent les leçons des erreurs du passé !

Pourtant, ceux qui ont le courage de monter aux créneaux ne demandent pas l’impossible.
Pour Etienne Cendrier, on est dans un rapport de force santé contre industrie : « si on avait appliqué, ce qui est demandé [lors du Grenelle de l’environnement] par les scientifiques indépendants et ce que l’on demandait nous [association « Robin des toits »], non seulement on ne met pas en péril l’industrie, on écorne ses bénéfices, point ; mais on a la technologie et pas de souci sanitaire.
Malheureusement pour l’instant, le principe de précaution il est appliqué au bénéfice de l’industrie. On est dans le court terme
. »



Sur ce même thème, vous pouvez aussi consulter l'article Technologies sans fil : la guerre mondiale des ondes


Sources principales :

- Emission de France 5 du 08/05/2008
"C dans l'air" : "Portables : les mauvaises ondes"
- Article intitulé «
Les assureurs n'assurent plus 'les dommages de toute nature causés par les champs et ondes électromagnétiques' » sur le site de l’association « Robin des toits »
- Dossier «
Les Assurance RC Téléphonie Mobile : le scandale ? » sur le site next-up
- Article « Les assureurs se désengagent » - Le Figaro économie du 19/02/2003
-
Compte-rendu d’un débat sur la téléphonie mobile organisé par l'association HARPE de Chevreuse, le 02/03/2007

samedi 26 avril 2008

Le traité de Lisbonne : le référendum de 2005 balayé

Vous vous rappelez le référendum portant sur le traité de Rome. Ce projet de traité constitutionnel avait été rejeté par les français et les néerlandais. Heureusement, nos politiciens (qui pensent à notre place et savent ce qui est bon pour nous) sont de vrais magiciens : pouf, disparition en 2005 du traité par la volonté des peuples et paf quelques années plus tard en 2007, il réapparaît comme par enchantement. Le numéro est au point ; il faut dire qu’ils y ont beaucoup travaillé !
Et oui figurez-vous que le traité est revenu masqué, sans faire de bruit, par la petite porte.

A en croire un éminent spécialiste européen, j’ai nommé M. Valéry Giscard d'Estaing, entre l’ancien traité et le nouveau « la différence porte davantage sur la méthode que sur le contenu ».
Je laisse d’ailleurs la parole à l’ancien président de la Convention européenne. Morceaux choisis d’un
article qu’il a écrit pour le journal Le Monde du 26 octobre 2007 :
« Pour le traité de Lisbonne, ce sont les juristes du Conseil qui ont été chargés de rédiger le texte.
Ils sont partis du texte du traité constitutionnel, dont ils ont fait éclater les éléments, un par un, en les renvoyant, par voie d'amendements aux deux traités existants de Rome (1957) et de Maastricht (1992). Le traité est illisible pour les citoyens, qui doivent constamment se reporter aux textes des traités de Rome et de Maastricht, auxquels s'appliquent ces amendements. Voilà pour la forme.
Si l'on en vient maintenant au contenu, le résultat est que les propositions institutionnelles du traité constitutionnel se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne, mais dans un ordre différent. Le texte des articles du traité constitutionnel est donc à peu près inchangé, mais il se trouve dispersé en amendements aux traités antérieurs, eux-mêmes réaménagés. On est évidemment loin de la simplification. Il suffit de consulter les tables des matières des trois traités pour le mesurer ! Quel est l'intérêt de cette subtile manoeuvre ? D'abord et avant tout d'échapper à la contrainte du recours au référendum, grâce à la dispersion des articles, et au renoncement au vocabulaire constitutionnel. »
Je n’aurais pas mieux dit ! Et là en plus ça a quand même un autre poids quand c’est VGE qui l’affirme !

Pour être tout a fait clair, Le traité a été écrit par la Conférence intergouvernementale (CIG). Ce groupe rassemble les représentants des gouvernements des pays de l'Union Européenne (pouvoir exécutif) et non des représentants élus par les peuples (pouvoir législatif)… Même si le traité est ensuite ratifié par des élus (parlements), ceux-ci ne peuvent en aucun cas modifier le texte, ni même, à en croire certaines sources, le rejeter (Il serait soumis une nouvelle fois au parlement jusqu’à obtention du résultat voulu). On est en pleine confusion des pouvoirs.


Les chefs d'États et de gouvernements réunis à Lisbonne le 13 décembre 2007 - WikipediaEn octobre 2007, le texte a donc été logiquement validé par le Conseil européen et signé en décembre par les chefs d’Etats ou de gouvernement à Lisbonne. Il est actuellement dans la phase de ratification et devrait normalement entrer en vigueur en 2009.


A ce jour, onze pays (sur 27) l’ont déjà ratifié dont la France par voie parlementaire en février dernier. Le gouvernement n’a en effet pas jugé bon de réorganiser un nouveau référendum au motif que ce nouveau traité n'est pas une Constitution européenne (et oui, malin : le contenu reste sensiblement le même mais les termes « constitutionnels » ont été bannis… trop fort !).

Voilà je crois que tout est dit. L’homme politique est un drôle d’oiseau : Quand il se sent obligé, il donne la parole au peuple, puis si la réponse ne lui convient pas, il s’arrange ensuite pour apporter lui-même la réponse qu’il voulait entendre ! Vive la politique !

Non, allez on ne va pas finir sur cette note négative. Evitons les généralités un peu faciles sur nos hommes politiques. Pour raviver l’espoir d’un monde meilleur et croire encore en nos politiciens, sachez tout de même qu’un groupe de parlementaires a rédigé
une proposition de loi visant à insérer le texte suivant dans notre constitution : « Lorsque le référendum a conclu au rejet d’un projet de loi, tout nouveau projet de loi contenant des dispositions analogues ou autorisant la ratification d’un traité contenant des dispositions similaires à celles du traité ayant fait l’objet de la consultation, doit être soumis au référendum ». Belle tentative pour rendre au peuple français le pouvoir d’expression volé par un honteux artifice rédactionnel ! Dommage que ce projet ait été rejeté…


Toutefois pour les incorrigibles optimistes qui se sentent une âme de résistants, vous pouvez faire un tour sur le site d’Etienne Chouard (encore lui!) ou encore sur le site 29mai.eu qui organise une action juridique contre cette ratification devant la Cour Européenne des droits de l'Homme. Le but étant d'obtenir que les traités sur l'Union européenne soient rédigés par une assemblée parlementaire élue au suffrage universel ou soumis à référendum.



Sources principales :

dimanche 20 avril 2008

Technologies sans fil : la guerre mondiale des ondes

antenne relais GSM UMTSSavez-vous que vous êtes quotidiennement bombardé par des micro-ondes ?
Avec la course en avant des nouvelles technologies de télécommunication sans fil (DECT, GSM, UMTS, Wifi, WiMax, Bluetooth…) notre corps est soumis à un réseau d’ondes électromagnétiques de plus en plus dense qui augmente de façon exponentielle d’année en année. L’intensité et la fréquence de ce « brouillard électromagnétique » ou « électrosmog » (it’s so british, ça fait plus classe non ?) atteint un niveau sans précédent dans l’histoire de l’humanité.
Il est donc parfaitement légitime de se demander si cette exposition permanente à laquelle nous ne pouvons échapper est dangereuse pour notre santé... Malheureusement, de plus en plus d’études scientifiques indépendantes (permettez moi d'insister sur le mot) tendent à répondre à cette interrogation par l’affirmative.

Malgré la multiplication de rapports scientifiques alarmistes depuis plus de 10 ans, la reconnaissance « officielle » de la toxicité de la téléphonie mobile se fait encore rare.
En janvier 2005, lors d’une conférence de presse, le professeur Sir William Stewart, expert conseil officiel du gouvernement britannique, a déclaré :
« Je ne pense pas que nous pouvons mettre nos mains sur nos cœurs et dire que les téléphones mobiles sont sans danger » (…) « Les plus vulnérables sont les enfants. Leur crâne n’est pas encore complètement formé, leur système nerveux pas totalement développé. Les émissions pénètrent plus loin dans leur cerveau ». Il a déconseillé l’usage des portables aux moins de 14 ans. Il a demandé qu’ils soient interdits aux moins de 8 ans et que les antennes-relais ne soient pas installées à proximité des groupes scolaires. Cette prise de position a tout de même fait la une du journal « The Times » le lendemain.
Plus récemment (fin 2007) l’Agence Environnementale Européenne (EEA) lance un appel pour une action immédiate pour réduire l’exposition au rayonnement du Wifi, des téléphones mobiles et de leurs pylônes.Il avertit que l’attentisme pourrait conduire à une crise sanitaire similaire à celles causées par l’amiante, la cigarette et le plomb dans l’essence. Cette avertissement fait suite à une revue scientifique internationale qui conclut que les limites de sécurité fixées pour le rayonnement sont « des milliers de fois trop indulgentes », et un rapport officiel britannique qui conclut qu’elles ne pourraient pas exclure le développement de cancers venant de l’utilisation de téléphone portables. Le Professeur Jacqueline McGlade, la directrice administrative de l’EEA, a déclaré : « La recherche récente et les revues de la littérature (relectures) sur les effets à long terme des rayonnements venant des télécommunications du mobile suggèrent qu’il serait prudent pour les autorités de la santé de recommander des actions pour réduire les expositions, spécialement envers les groupes vulnérables, tels que les enfants ».

Certains pays commencent (c’est pas trop tôt…) à appliquer le fameux « principe de précaution » de nos jour si souvent oublié :
En Angleterre, des écoles ont du débrancher des bornes Wifi à la suite de plaintes de parents d’élèves.
A ce propos, je vous conseille vivement de regarder le documentaire de la BBC diffusé sur la chaîne Planète le 27/02/2008, intitulé « Wifi, un danger pour la santé ? »
D’autres pays comme l’Allemagne et l’Autriche, ont déconseillé les installations Wifi dans les bibliothèques et les écoles.
Aux Canada, deux grandes universités ont remplacé les bornes Wifi par des liaisons câblées.
Concernant les seuils d’exposition, la plupart des gouvernements de la planète appliquent les normes d'émissions électromagnétiques recommandées par l'OMS (l’Organisation mondiale de la santé), soit 41,2 volts par mètre (V/m) pour les signaux GSM.
Toutefois certains pays ont choisi d’abaisser les seuils préconisés : l'Italie, la Russie (6 V/m), la Suisse (4 V/m) et le Luxembourg (3 V/m). La Toscane est allée un cran plus loin (0,5 V/m). En Belgique la norme a été abaissée à 20,6 V/m malgré les recommandations plus sévères du Conseil Supérieur de la Santé (le CSS) en 2004 qui précisait de « ne pas dépasser 3 volts par mètre – en aucun endroit et à aucun moment ».

Et en France ? Nos politiciens montent au créneau pour dénoncer d’une seule voix ce qui risque d’être le prochain scandale sanitaire de ce siècle… A non ? quoi rien … Si, si en 2005 Nathalie Kosciusko-Morizet, actuelle secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, proposait une loi fixant ce seuil à 0,6V/m (mais oui vous savez c’est celle qui vient de se faire taper sur les doigts pour ses positions un peu trop anti OGM). Cette proposition, reprise lors du Grenelle de l’environnement, fait grimacer les opérateurs télécoms car elle représente un risque financier (oups ça y est, le gros mot a été lâché). En effet, si un tel seuil d'exposition ne poserait pas de réelles difficultés dans des zones urbaines très denses, ce serait plus compliqué dans les campagnes où les antennes relais installées aujourd'hui doivent parfois porter à 20 ou 30 km. Santé contre finance, quel choix difficile !
En attendant, dans notre pays, le niveau d'exposition aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile reste un des plus élevé d’Europe à 41 V/m pour la fréquence de 900 Mhz (GSM) et à 61 V/m pour la fréquence de 2 100 Mhz (3G).

Alors dormez tranquille vous êtes micro-ondé ! Mais pas d’inquiétudes, car contrairement à notre sacro-saint micro-ondes, la « cuisson » est lente et les maladies les plus graves (je pense notamment aux cancers) apparaîtront sans doute dans 10 ou 20 ans.

Affaire à suivre…

Sur ce même thème, vous pouvez aussi consulter l'article Des assurances qui n'assurent pas du tout ou pourquoi les assurances refusent d'assurer les risques liés aux champs électromangétiques.

Pour approfondir le sujet :
Les sites incontournables :
http://www.robindestoits.org
http://www.next-up.org

Les livres :
- Le dossier noir du portable – 2007 - Richard Forget
- Téléphones portables : comment se protéger – 2006 - Annie Lobbé
- Les jeunes et le portable : Alzheimer à 35 ans – 2006 - Annie Lobbé
(Ces 2 livres sont disponibles sur
http://www.santepublique-editions.fr)
- Votre GSM, votre santé, on vous ment – 2e éd. augm 2004 - Dr. Gautier, Dr Le Ruz, Pr Oberhausen et Dr Santini
- Les téléphones portables sont-ils dangereux ? – 2001 - Pr Carlo

dimanche 6 avril 2008

Traité Européen simplifié et création monétaire : l'hold-up institutionnel

Symbole de l'euroL’article 104 du traité de Maastricht devenu l’article 123 du traité de Lisbonne dit ceci : « Les États n’ont plus le droit d’emprunter auprès de leurs banques centrales ».
Oui et alors ? Pour chacun d’entre nous ce n’est pas très parlant et puis ça ne semble pas vraiment inquiétant…
Et pourtant détrompez-vous.

Si comme Etienne Chouard, professeur d’économie, de droit et d’informatique d’un lycée du sud de la France, vous prenez le temps d’analyser, de lire entre les lignes, vous tombez de haut, de très haut même !

Explications du professeur :

Depuis des siècles, les États ont abandonné une partie de leur pouvoir de créer la monnaie aux banques privées. Mais au moins, jusqu’à une période récente (1974 en France), les États partageaient encore avec les banques privées le droit de créer la monnaie : quand un État avait besoin d’argent pour créer des voies ferrées, des logements ou des hôpitaux, l’État créait lui même sa monnaie, et il ne devait pas payer d’intérêts pendant les remboursements.
L’État empruntait auprès de sa banque centrale (qui créait cette monnaie pour l’occasion) et, au fur et à mesure où l’État remboursait cet emprunt, la Banque centrale détruisait cet argent, mais sans faire payer d’intérêts à l’État !
Depuis 1974 en France l’État — et c’est sans doute pareil dans les autres pays européens — s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État (c’est-à-dire nous tous !) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.

Dans quel intérêt ? L’intérêt général ? Vous plaisantez, sans doute !
Je vous fais remarquer que, précisément depuis 1974, la dette publique ne cesse d’augmenter et le chômage aussi. Je prétends que c’est lié.

On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre. Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers, propriétaires de fonds à prêter à qui voudra les emprunter », il y aurait eu une révolution.
Ce hold-up scandaleux coûte à la France plus de 40 milliards d’euros par an d’intérêts et nous ruine année après année ; mais on ne peut plus rien faire. En effet depuis 1992, avec l’article 104 du traité de Maastricht, cette interdiction pour les États de créer la monnaie a été hissée au plus haut niveau du droit : international et constitutionnel. Irréversible, quoi, et hors de portée des citoyens.
Ce sujet devrait être au cœur de toutes nos luttes sociales, le fer de lance de la gauche et de la droite républicaines. Au lieu de cela, personne n’en parle. C’est consternant...


Vous retrouverez l'interview complet qui a servi de base à cet article sur
le site "voltairenet.org" et surtout n'hésitez pas à faire un tour sur le site d'Etienne Chouard. Le site est un peu fouilli mais ça vaut vraiment le détour, c'est très instructif !

Enfin si vous voulez approfondir un peu plus le sujet, vous pouvez visionner cet extrait (10 mn environ) de la conférence qu’Etienne Chouard a donnée à l’IEP d’Aix, le 15 janvier 2008.

video

Vous trouverez très facilement d'autres vidéos passionnantes de conférences ou d'interviews d'Etienne Chouard en tapant simplement son nom dans Google - Vidéo.

J'ai eu un mal fou à choisir parmi toutes ces vidéos, toutes plus intéressantes les unes que les autres. Sur le même sujet je vous conseille donc également de regarder la vidéo suivante d'un interview réalisé le 07 novembre 2007 (allez jusqu'au bout de la vidéo c'est tout simplement hallucinant) :

video

Allez, il faut bien conclure. Je laisse donc le dernier mot au spécialiste de la question (phrase reprise sur son site) : C’est une sorte de « hara-kiri monétaire » par lequel les États s’imposent d’emprunter ces sommes auprès de prêteurs privés, moyennant un intérêt exorbitant, à la source d’une dette folle qui va finir par asphyxier les États et qui, finalement, nous interdit déjà toute politique publique volontariste. On dirait même que c’est le but des prétendus "libéraux" : des États ruinés pour interdire toute relance keynésienne (qui serait favorable aux travailleurs et défavorable aux rentiers).

samedi 5 avril 2008

Tibet : faux moines, fausse photo, vraie vidéo

Cette photo montrant des soldats chinois recevant des tenues de moines tibétains a été assez largement diffusée sur Internet. J’ai moi-même contribué en toute bonne foie à sa diffusion. Aujourd’hui j’ai appris d'une source qui me semble tout a fait digne de confiance* que cette photo aurait été prise lors du tournage d’un film il y a plusieurs années…

soldats chinois recevant des tenues de moines tibétains


Toutefois j’ai décidé de laisser cette photo car je suis convaincu qu’elle illustre malgré tout les méthodes utilisées par les autorités chinoises.
A l’appui de cette intime conviction, vous pouvez visionner la vidéo suivante :




La vidéo est également disponible sur le site du journal Le Monde

Un groupe de moines bouddhistes est en effet parvenu à perturber la rencontre organisée à Lhassa par le gouvernement chinois, jeudi 27 mars, entre une poignée de journalistes étrangers et des Tibétains.
Le début de la vidéo montre les images officielles de la télévision chinoise. La suite montre quelques moines tibétains qui ont le courage de s’exprimer devant un journaliste. L’un des moines affirme notamment :
"Tout ça, c'est une vaste tromperie. Les soi-disant moines sont tous des officiers du gouvernement"



* Source : Article de Jean-Paul Ribes, journaliste, qui a crée le Comité de Soutien au Peuple Tibétain (CSPT) et publie La Lettre du Tibet qui s’efforce d’alerter les milieux politiques français et les médias sur la situation au Tibet. Il a participé à de nombreux ouvrages sur la question, dont Tibet, des journalistes témoignent (1992). Il a préfacé plusieurs ouvrages du Dalaï-lama et présenté l’édition française du livre de Steve Lehman Les Tibétains (1999). Pour plus d'informations : http://www.tibet-info.net/www/Une-photo-compromettante.html