samedi 26 avril 2008

Le traité de Lisbonne : le référendum de 2005 balayé

Vous vous rappelez le référendum portant sur le traité de Rome. Ce projet de traité constitutionnel avait été rejeté par les français et les néerlandais. Heureusement, nos politiciens (qui pensent à notre place et savent ce qui est bon pour nous) sont de vrais magiciens : pouf, disparition en 2005 du traité par la volonté des peuples et paf quelques années plus tard en 2007, il réapparaît comme par enchantement. Le numéro est au point ; il faut dire qu’ils y ont beaucoup travaillé !
Et oui figurez-vous que le traité est revenu masqué, sans faire de bruit, par la petite porte.

A en croire un éminent spécialiste européen, j’ai nommé M. Valéry Giscard d'Estaing, entre l’ancien traité et le nouveau « la différence porte davantage sur la méthode que sur le contenu ».
Je laisse d’ailleurs la parole à l’ancien président de la Convention européenne. Morceaux choisis d’un
article qu’il a écrit pour le journal Le Monde du 26 octobre 2007 :
« Pour le traité de Lisbonne, ce sont les juristes du Conseil qui ont été chargés de rédiger le texte.
Ils sont partis du texte du traité constitutionnel, dont ils ont fait éclater les éléments, un par un, en les renvoyant, par voie d'amendements aux deux traités existants de Rome (1957) et de Maastricht (1992). Le traité est illisible pour les citoyens, qui doivent constamment se reporter aux textes des traités de Rome et de Maastricht, auxquels s'appliquent ces amendements. Voilà pour la forme.
Si l'on en vient maintenant au contenu, le résultat est que les propositions institutionnelles du traité constitutionnel se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne, mais dans un ordre différent. Le texte des articles du traité constitutionnel est donc à peu près inchangé, mais il se trouve dispersé en amendements aux traités antérieurs, eux-mêmes réaménagés. On est évidemment loin de la simplification. Il suffit de consulter les tables des matières des trois traités pour le mesurer ! Quel est l'intérêt de cette subtile manoeuvre ? D'abord et avant tout d'échapper à la contrainte du recours au référendum, grâce à la dispersion des articles, et au renoncement au vocabulaire constitutionnel. »
Je n’aurais pas mieux dit ! Et là en plus ça a quand même un autre poids quand c’est VGE qui l’affirme !

Pour être tout a fait clair, Le traité a été écrit par la Conférence intergouvernementale (CIG). Ce groupe rassemble les représentants des gouvernements des pays de l'Union Européenne (pouvoir exécutif) et non des représentants élus par les peuples (pouvoir législatif)… Même si le traité est ensuite ratifié par des élus (parlements), ceux-ci ne peuvent en aucun cas modifier le texte, ni même, à en croire certaines sources, le rejeter (Il serait soumis une nouvelle fois au parlement jusqu’à obtention du résultat voulu). On est en pleine confusion des pouvoirs.


Les chefs d'États et de gouvernements réunis à Lisbonne le 13 décembre 2007 - WikipediaEn octobre 2007, le texte a donc été logiquement validé par le Conseil européen et signé en décembre par les chefs d’Etats ou de gouvernement à Lisbonne. Il est actuellement dans la phase de ratification et devrait normalement entrer en vigueur en 2009.


A ce jour, onze pays (sur 27) l’ont déjà ratifié dont la France par voie parlementaire en février dernier. Le gouvernement n’a en effet pas jugé bon de réorganiser un nouveau référendum au motif que ce nouveau traité n'est pas une Constitution européenne (et oui, malin : le contenu reste sensiblement le même mais les termes « constitutionnels » ont été bannis… trop fort !).

Voilà je crois que tout est dit. L’homme politique est un drôle d’oiseau : Quand il se sent obligé, il donne la parole au peuple, puis si la réponse ne lui convient pas, il s’arrange ensuite pour apporter lui-même la réponse qu’il voulait entendre ! Vive la politique !

Non, allez on ne va pas finir sur cette note négative. Evitons les généralités un peu faciles sur nos hommes politiques. Pour raviver l’espoir d’un monde meilleur et croire encore en nos politiciens, sachez tout de même qu’un groupe de parlementaires a rédigé
une proposition de loi visant à insérer le texte suivant dans notre constitution : « Lorsque le référendum a conclu au rejet d’un projet de loi, tout nouveau projet de loi contenant des dispositions analogues ou autorisant la ratification d’un traité contenant des dispositions similaires à celles du traité ayant fait l’objet de la consultation, doit être soumis au référendum ». Belle tentative pour rendre au peuple français le pouvoir d’expression volé par un honteux artifice rédactionnel ! Dommage que ce projet ait été rejeté…


Toutefois pour les incorrigibles optimistes qui se sentent une âme de résistants, vous pouvez faire un tour sur le site d’Etienne Chouard (encore lui!) ou encore sur le site 29mai.eu qui organise une action juridique contre cette ratification devant la Cour Européenne des droits de l'Homme. Le but étant d'obtenir que les traités sur l'Union européenne soient rédigés par une assemblée parlementaire élue au suffrage universel ou soumis à référendum.



Sources principales :

dimanche 20 avril 2008

Technologies sans fil : la guerre mondiale des ondes

antenne relais GSM UMTSSavez-vous que vous êtes quotidiennement bombardé par des micro-ondes ?
Avec la course en avant des nouvelles technologies de télécommunication sans fil (DECT, GSM, UMTS, Wifi, WiMax, Bluetooth…) notre corps est soumis à un réseau d’ondes électromagnétiques de plus en plus dense qui augmente de façon exponentielle d’année en année. L’intensité et la fréquence de ce « brouillard électromagnétique » ou « électrosmog » (it’s so british, ça fait plus classe non ?) atteint un niveau sans précédent dans l’histoire de l’humanité.
Il est donc parfaitement légitime de se demander si cette exposition permanente à laquelle nous ne pouvons échapper est dangereuse pour notre santé... Malheureusement, de plus en plus d’études scientifiques indépendantes (permettez moi d'insister sur le mot) tendent à répondre à cette interrogation par l’affirmative.

Malgré la multiplication de rapports scientifiques alarmistes depuis plus de 10 ans, la reconnaissance « officielle » de la toxicité de la téléphonie mobile se fait encore rare.
En janvier 2005, lors d’une conférence de presse, le professeur Sir William Stewart, expert conseil officiel du gouvernement britannique, a déclaré :
« Je ne pense pas que nous pouvons mettre nos mains sur nos cœurs et dire que les téléphones mobiles sont sans danger » (…) « Les plus vulnérables sont les enfants. Leur crâne n’est pas encore complètement formé, leur système nerveux pas totalement développé. Les émissions pénètrent plus loin dans leur cerveau ». Il a déconseillé l’usage des portables aux moins de 14 ans. Il a demandé qu’ils soient interdits aux moins de 8 ans et que les antennes-relais ne soient pas installées à proximité des groupes scolaires. Cette prise de position a tout de même fait la une du journal « The Times » le lendemain.
Plus récemment (fin 2007) l’Agence Environnementale Européenne (EEA) lance un appel pour une action immédiate pour réduire l’exposition au rayonnement du Wifi, des téléphones mobiles et de leurs pylônes.Il avertit que l’attentisme pourrait conduire à une crise sanitaire similaire à celles causées par l’amiante, la cigarette et le plomb dans l’essence. Cette avertissement fait suite à une revue scientifique internationale qui conclut que les limites de sécurité fixées pour le rayonnement sont « des milliers de fois trop indulgentes », et un rapport officiel britannique qui conclut qu’elles ne pourraient pas exclure le développement de cancers venant de l’utilisation de téléphone portables. Le Professeur Jacqueline McGlade, la directrice administrative de l’EEA, a déclaré : « La recherche récente et les revues de la littérature (relectures) sur les effets à long terme des rayonnements venant des télécommunications du mobile suggèrent qu’il serait prudent pour les autorités de la santé de recommander des actions pour réduire les expositions, spécialement envers les groupes vulnérables, tels que les enfants ».

Certains pays commencent (c’est pas trop tôt…) à appliquer le fameux « principe de précaution » de nos jour si souvent oublié :
En Angleterre, des écoles ont du débrancher des bornes Wifi à la suite de plaintes de parents d’élèves.
A ce propos, je vous conseille vivement de regarder le documentaire de la BBC diffusé sur la chaîne Planète le 27/02/2008, intitulé « Wifi, un danger pour la santé ? »
D’autres pays comme l’Allemagne et l’Autriche, ont déconseillé les installations Wifi dans les bibliothèques et les écoles.
Aux Canada, deux grandes universités ont remplacé les bornes Wifi par des liaisons câblées.
Concernant les seuils d’exposition, la plupart des gouvernements de la planète appliquent les normes d'émissions électromagnétiques recommandées par l'OMS (l’Organisation mondiale de la santé), soit 41,2 volts par mètre (V/m) pour les signaux GSM.
Toutefois certains pays ont choisi d’abaisser les seuils préconisés : l'Italie, la Russie (6 V/m), la Suisse (4 V/m) et le Luxembourg (3 V/m). La Toscane est allée un cran plus loin (0,5 V/m). En Belgique la norme a été abaissée à 20,6 V/m malgré les recommandations plus sévères du Conseil Supérieur de la Santé (le CSS) en 2004 qui précisait de « ne pas dépasser 3 volts par mètre – en aucun endroit et à aucun moment ».

Et en France ? Nos politiciens montent au créneau pour dénoncer d’une seule voix ce qui risque d’être le prochain scandale sanitaire de ce siècle… A non ? quoi rien … Si, si en 2005 Nathalie Kosciusko-Morizet, actuelle secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, proposait une loi fixant ce seuil à 0,6V/m (mais oui vous savez c’est celle qui vient de se faire taper sur les doigts pour ses positions un peu trop anti OGM). Cette proposition, reprise lors du Grenelle de l’environnement, fait grimacer les opérateurs télécoms car elle représente un risque financier (oups ça y est, le gros mot a été lâché). En effet, si un tel seuil d'exposition ne poserait pas de réelles difficultés dans des zones urbaines très denses, ce serait plus compliqué dans les campagnes où les antennes relais installées aujourd'hui doivent parfois porter à 20 ou 30 km. Santé contre finance, quel choix difficile !
En attendant, dans notre pays, le niveau d'exposition aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile reste un des plus élevé d’Europe à 41 V/m pour la fréquence de 900 Mhz (GSM) et à 61 V/m pour la fréquence de 2 100 Mhz (3G).

Alors dormez tranquille vous êtes micro-ondé ! Mais pas d’inquiétudes, car contrairement à notre sacro-saint micro-ondes, la « cuisson » est lente et les maladies les plus graves (je pense notamment aux cancers) apparaîtront sans doute dans 10 ou 20 ans.

Affaire à suivre…

Sur ce même thème, vous pouvez aussi consulter l'article Des assurances qui n'assurent pas du tout ou pourquoi les assurances refusent d'assurer les risques liés aux champs électromangétiques.

Pour approfondir le sujet :
Les sites incontournables :
http://www.robindestoits.org
http://www.next-up.org

Les livres :
- Le dossier noir du portable – 2007 - Richard Forget
- Téléphones portables : comment se protéger – 2006 - Annie Lobbé
- Les jeunes et le portable : Alzheimer à 35 ans – 2006 - Annie Lobbé
(Ces 2 livres sont disponibles sur
http://www.santepublique-editions.fr)
- Votre GSM, votre santé, on vous ment – 2e éd. augm 2004 - Dr. Gautier, Dr Le Ruz, Pr Oberhausen et Dr Santini
- Les téléphones portables sont-ils dangereux ? – 2001 - Pr Carlo

dimanche 6 avril 2008

Traité Européen simplifié et création monétaire : l'hold-up institutionnel

Symbole de l'euroL’article 104 du traité de Maastricht devenu l’article 123 du traité de Lisbonne dit ceci : « Les États n’ont plus le droit d’emprunter auprès de leurs banques centrales ».
Oui et alors ? Pour chacun d’entre nous ce n’est pas très parlant et puis ça ne semble pas vraiment inquiétant…
Et pourtant détrompez-vous.

Si comme Etienne Chouard, professeur d’économie, de droit et d’informatique d’un lycée du sud de la France, vous prenez le temps d’analyser, de lire entre les lignes, vous tombez de haut, de très haut même !

Explications du professeur :

Depuis des siècles, les États ont abandonné une partie de leur pouvoir de créer la monnaie aux banques privées. Mais au moins, jusqu’à une période récente (1974 en France), les États partageaient encore avec les banques privées le droit de créer la monnaie : quand un État avait besoin d’argent pour créer des voies ferrées, des logements ou des hôpitaux, l’État créait lui même sa monnaie, et il ne devait pas payer d’intérêts pendant les remboursements.
L’État empruntait auprès de sa banque centrale (qui créait cette monnaie pour l’occasion) et, au fur et à mesure où l’État remboursait cet emprunt, la Banque centrale détruisait cet argent, mais sans faire payer d’intérêts à l’État !
Depuis 1974 en France l’État — et c’est sans doute pareil dans les autres pays européens — s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État (c’est-à-dire nous tous !) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.

Dans quel intérêt ? L’intérêt général ? Vous plaisantez, sans doute !
Je vous fais remarquer que, précisément depuis 1974, la dette publique ne cesse d’augmenter et le chômage aussi. Je prétends que c’est lié.

On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre. Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers, propriétaires de fonds à prêter à qui voudra les emprunter », il y aurait eu une révolution.
Ce hold-up scandaleux coûte à la France plus de 40 milliards d’euros par an d’intérêts et nous ruine année après année ; mais on ne peut plus rien faire. En effet depuis 1992, avec l’article 104 du traité de Maastricht, cette interdiction pour les États de créer la monnaie a été hissée au plus haut niveau du droit : international et constitutionnel. Irréversible, quoi, et hors de portée des citoyens.
Ce sujet devrait être au cœur de toutes nos luttes sociales, le fer de lance de la gauche et de la droite républicaines. Au lieu de cela, personne n’en parle. C’est consternant...


Vous retrouverez l'interview complet qui a servi de base à cet article sur
le site "voltairenet.org" et surtout n'hésitez pas à faire un tour sur le site d'Etienne Chouard. Le site est un peu fouilli mais ça vaut vraiment le détour, c'est très instructif !

Enfin si vous voulez approfondir un peu plus le sujet, vous pouvez visionner cet extrait (10 mn environ) de la conférence qu’Etienne Chouard a donnée à l’IEP d’Aix, le 15 janvier 2008.

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Vous trouverez très facilement d'autres vidéos passionnantes de conférences ou d'interviews d'Etienne Chouard en tapant simplement son nom dans Google - Vidéo.

J'ai eu un mal fou à choisir parmi toutes ces vidéos, toutes plus intéressantes les unes que les autres. Sur le même sujet je vous conseille donc également de regarder la vidéo suivante d'un interview réalisé le 07 novembre 2007 (allez jusqu'au bout de la vidéo c'est tout simplement hallucinant) :

video

Allez, il faut bien conclure. Je laisse donc le dernier mot au spécialiste de la question (phrase reprise sur son site) : C’est une sorte de « hara-kiri monétaire » par lequel les États s’imposent d’emprunter ces sommes auprès de prêteurs privés, moyennant un intérêt exorbitant, à la source d’une dette folle qui va finir par asphyxier les États et qui, finalement, nous interdit déjà toute politique publique volontariste. On dirait même que c’est le but des prétendus "libéraux" : des États ruinés pour interdire toute relance keynésienne (qui serait favorable aux travailleurs et défavorable aux rentiers).

samedi 5 avril 2008

Tibet : faux moines, fausse photo, vraie vidéo

Cette photo montrant des soldats chinois recevant des tenues de moines tibétains a été assez largement diffusée sur Internet. J’ai moi-même contribué en toute bonne foie à sa diffusion. Aujourd’hui j’ai appris d'une source qui me semble tout a fait digne de confiance* que cette photo aurait été prise lors du tournage d’un film il y a plusieurs années…

soldats chinois recevant des tenues de moines tibétains


Toutefois j’ai décidé de laisser cette photo car je suis convaincu qu’elle illustre malgré tout les méthodes utilisées par les autorités chinoises.
A l’appui de cette intime conviction, vous pouvez visionner la vidéo suivante :




La vidéo est également disponible sur le site du journal Le Monde

Un groupe de moines bouddhistes est en effet parvenu à perturber la rencontre organisée à Lhassa par le gouvernement chinois, jeudi 27 mars, entre une poignée de journalistes étrangers et des Tibétains.
Le début de la vidéo montre les images officielles de la télévision chinoise. La suite montre quelques moines tibétains qui ont le courage de s’exprimer devant un journaliste. L’un des moines affirme notamment :
"Tout ça, c'est une vaste tromperie. Les soi-disant moines sont tous des officiers du gouvernement"



* Source : Article de Jean-Paul Ribes, journaliste, qui a crée le Comité de Soutien au Peuple Tibétain (CSPT) et publie La Lettre du Tibet qui s’efforce d’alerter les milieux politiques français et les médias sur la situation au Tibet. Il a participé à de nombreux ouvrages sur la question, dont Tibet, des journalistes témoignent (1992). Il a préfacé plusieurs ouvrages du Dalaï-lama et présenté l’édition française du livre de Steve Lehman Les Tibétains (1999). Pour plus d'informations : http://www.tibet-info.net/www/Une-photo-compromettante.html

vendredi 4 avril 2008

Soutien du peuple tibétain (pétition)

Nous avons le privilège de vivre à une époque où les citoyens, où qu’ils soient, peuvent atteindre et soutenir d’autres citoyens n’importe où, instantanément. Si nous avons le pouvoir de rendre les choses meilleures, nous avons le devoir d’agir.

Depuis des décennies de répression, les tibétains réclament au monde un changement. Les leaders de la Chine sont en ce moment même en train de faire un choix crucial entre l'escalade de la brutalité ou le dialogue, ce qui pourrait déterminer le futur du Tibet et de la Chine.
Selon l’organisation Avaaz, nous pouvons avoir un impact sur ce choix historique. La Chine tient à sa réputation internationale. Mais il faudra une avalanche de pouvoir populaire mondial pour obtenir l'attention du gouvernement. Le leader spirituel des tibétains, le Dalai Lama, a appelé à la mesure et au dialogue: il a besoin que les peuples du monde le soutienne.

La pétition Avaaz est, dans l’histoire, l’une des pétitions globales en ligne ayant pris le plus d’ampleur, et le plus rapidement, quel qu’en soit le thème ; depuis son lancement le 18 mars, elle a été signée par 100 000 personnes chaque jour: une moyenne de 4 000 par heure, jour et nuit. A ce jour elle compte près de 1,5 million de signatures !

Bref si vous vous sentez concerné, vous pouvez
signer la pétition sur le site Avaaz et faire suivre à vos amis.

Depuis peu, nous pouvons également
envoyer un message à notre gouvernement.

Les politiciens comprennent qu’il y a un pouvoir dans les masses. Nous devons leur montrer qu’ils ont plus à gagner en écoutant leur propre peuple – et en prêtant attention à l’appel à l’aide en provenance du Tibet – qu’en donnant carte blanche à la Chine dans le chemin qui la mène aux Jeux Olympiques.


L'organisation Avaaz qui est derrière cette pétition semble sérieuse.
Il s’agit d’une organisation non gouvernementale indépendante à but non lucratif, qui mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales. N’hésitez pas à faire un tour sur leur site pour vous faire une opinion par vous-même :
http://www.avaaz.org/fr/