Le jeudi 8 mai 2008, lors de l’émission sur France 5 « C dans l’air » sur le sujet « Portables : les mauvaises ondes », j’ai été stupéfait par une information que j’avais pourtant déjà entendu mais que j’avais peine à croire (ah, naïveté quand tu nous tiens !) :
Selon Etienne Cendrier de l’association « Robin des toits » :
« Depuis 2000 c’est un mouvement de fond, les compagnies de réassurances comme la Lloyds la Swiss de Ré, comme Allianz maintenant, n’assurent plus en responsabilité civile les compagnies de téléphonie mobiles pour tous les risques sanitaires liés aux émissions de champs électromagnétiques. Pour eux c’est trop risqué, ils n’assurent plus. »
Et quand à la fin de l’émission l’animateur pose la question suivante : « Assistera-t-on un jour à des grands procès mettant en cause les opérateurs de téléphonie mobile ? », il répond :
« Je pense que oui. Les premiers qui se sont posé la question et qui ont répondu par l’affirmative, c’est les assureurs. C’est précisément pour ces raisons là qu’ils n’assurent plus. Ils estiment que les coûts seront tels que ça pourrait leur casser les reins à eux, grosses compagnies. Les compagnies de réassurance c’est les compagnies qui assurent les compagnies d’assurance » (ce sont « les assureurs des assureurs » précise l’animateur). Les assureurs, spécialistes par excellence de la mesure des risques, qui se désengagent en refusant de garantir les éventuelles conséquences sanitaires liées aux CEM (champs électromagnétiques)… ça laisse à réfléchir, non ? Apparemment les compagnies d’assurances, contrairement à nos politiciens, semblent prendre très au sérieux les nombreuses études alarmistes faites sur le sujet.
Vous vous dites peut être que ces propos tout à fait inquiétants sont sans doute ceux d’un extrémiste isolé. Et bien non, désolé mais ils sont, par exemple, confirmés par un article du journal Le Figaro économie du mercredi 19 février 2003 intitulé « Les assureurs se désengagent » qui précise :
« Dans la foulée, les assureurs, qui ont besoin d’eux [les réassureurs] pour assurer leurs propres contrats, les ont largement suivis. Au nom du principe de précaution, Axa a ainsi décidé de ne pas inclure ce risque dans ces polices d’assurances grands risques. » Oui, oui vous avez bien lu : « au nom du principe de précaution ». Vous savez celui là même qui est oublié dans ce domaine lorsque l’on se place du côté de la santé publique !
Le désengagement des assurances a également été abordé le 21/03/2003 dans un reportage du journal télévisé de 20h sur France2 :
Selon Etienne Cendrier de l’association « Robin des toits » :
« Depuis 2000 c’est un mouvement de fond, les compagnies de réassurances comme la Lloyds la Swiss de Ré, comme Allianz maintenant, n’assurent plus en responsabilité civile les compagnies de téléphonie mobiles pour tous les risques sanitaires liés aux émissions de champs électromagnétiques. Pour eux c’est trop risqué, ils n’assurent plus. »
Et quand à la fin de l’émission l’animateur pose la question suivante : « Assistera-t-on un jour à des grands procès mettant en cause les opérateurs de téléphonie mobile ? », il répond :
« Je pense que oui. Les premiers qui se sont posé la question et qui ont répondu par l’affirmative, c’est les assureurs. C’est précisément pour ces raisons là qu’ils n’assurent plus. Ils estiment que les coûts seront tels que ça pourrait leur casser les reins à eux, grosses compagnies. Les compagnies de réassurance c’est les compagnies qui assurent les compagnies d’assurance » (ce sont « les assureurs des assureurs » précise l’animateur). Les assureurs, spécialistes par excellence de la mesure des risques, qui se désengagent en refusant de garantir les éventuelles conséquences sanitaires liées aux CEM (champs électromagnétiques)… ça laisse à réfléchir, non ? Apparemment les compagnies d’assurances, contrairement à nos politiciens, semblent prendre très au sérieux les nombreuses études alarmistes faites sur le sujet.
Vous vous dites peut être que ces propos tout à fait inquiétants sont sans doute ceux d’un extrémiste isolé. Et bien non, désolé mais ils sont, par exemple, confirmés par un article du journal Le Figaro économie du mercredi 19 février 2003 intitulé « Les assureurs se désengagent » qui précise :
« Dans la foulée, les assureurs, qui ont besoin d’eux [les réassureurs] pour assurer leurs propres contrats, les ont largement suivis. Au nom du principe de précaution, Axa a ainsi décidé de ne pas inclure ce risque dans ces polices d’assurances grands risques. » Oui, oui vous avez bien lu : « au nom du principe de précaution ». Vous savez celui là même qui est oublié dans ce domaine lorsque l’on se place du côté de la santé publique !
Le désengagement des assurances a également été abordé le 21/03/2003 dans un reportage du journal télévisé de 20h sur France2 :
D’autre part, lors d’un débat public sur la téléphonie mobile organisé par une association de Chevreuse (en mars 2007), Mme Corinne LEPAGE, ancienne ministre de l’environnement, a rappelé que « ceux qui exigeaient entre 1906 et 1930 qu'un véritable débat contradictoire scientifique ait lieu sur l'amiante, se sont heurtés à la Science Officielle et aux politiques- alors que dès 1919 certaines compagnies d'assurance aux Etats Unis et en Grande Bretagne ne couvraient plus le risque des entreprises fabriquant de l'amiante. En France il aura fallu attendre les années 90 pour l’interdiction de cette fibre. »
C’est beau de savoir que nos politiques tirent les leçons des erreurs du passé !
Pourtant, ceux qui ont le courage de monter aux créneaux ne demandent pas l’impossible.
Pour Etienne Cendrier, on est dans un rapport de force santé contre industrie : « si on avait appliqué, ce qui est demandé [lors du Grenelle de l’environnement] par les scientifiques indépendants et ce que l’on demandait nous [association « Robin des toits »], non seulement on ne met pas en péril l’industrie, on écorne ses bénéfices, point ; mais on a la technologie et pas de souci sanitaire.
Malheureusement pour l’instant, le principe de précaution il est appliqué au bénéfice de l’industrie. On est dans le court terme. »
Sur ce même thème, vous pouvez aussi consulter l'article Technologies sans fil : la guerre mondiale des ondes
Sources principales :
- Emission de France 5 du 08/05/2008 "C dans l'air" : "Portables : les mauvaises ondes"
- Article intitulé « Les assureurs n'assurent plus 'les dommages de toute nature causés par les champs et ondes électromagnétiques' » sur le site de l’association « Robin des toits »
- Dossier « Les Assurance RC Téléphonie Mobile : le scandale ? » sur le site next-up
- Article « Les assureurs se désengagent » - Le Figaro économie du 19/02/2003
- Compte-rendu d’un débat sur la téléphonie mobile organisé par l'association HARPE de Chevreuse, le 02/03/2007
- Compte-rendu d’un débat sur la téléphonie mobile organisé par l'association HARPE de Chevreuse, le 02/03/2007